Sommaire:
L’affaire:
Le vécu:
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Sites professionnels
de John Goetelen
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Histoire d’une fausse accusation
Rêve
Rêve ... et conséquences
Nuit du 4 au 5 septembre 2007.
C’était une nuit de tension. La veille, je commençais à préparer une nouvelle page pour ce site, “Le psychiatre expert”. Relire les documents de l’instruction m’avait été pénible, je voyais que tout était bien verrouillé pour me piéger et que la bataille du procès serait difficile, même si je sais parfaitement où j’en suis et ce qui s’est passé entre l’accusatrice et moi. Ses contradictions suffiront-elles à la confondre? Les incohérences du dossier et de ses affirmations seront mises sur le compte de sa pathologie psychique supposée, et son avocate tentera de démontrer qu’elle était bien malade, que je l’aurais vu et que j’en aurais profité. Car c’est l’argument du procureur pour m’envoyer aux Assises. Voilà ce qui tournait dans ma tête et m’empêchait de dormir. Mon corps déguste ces temps.
A trois heures du mat’, je m’endors enfin, et je fais un rêve.
Je précise pour qui n’a pas lu mon livre, que Nikita (prénom fictif) dans ce rêve n’est pas l’accusatrice.
Le rêve:
J’étais à la montagne. Je louais une petite chambre. Je ne sais pas pourquoi j’étais là-haut, je ne pensais même pas y passer la nuit. J’avais juste quelque chose à faire, je ne sais pas quoi. J’avais déjà loué cette chambre dans un autre rêve, je la connaissais. Il y avait le même chien, joyeux et joueur, qui m’a reconnu et fait la fête. Un berger allemand. Au moment du repas j’ai rejoint une cantine. D’autres personnes de cette minuscule station mangeaient aussi par petits groupes.
J’y ai rencontré Bernie, une amie de longue date. Quelle surprise! Nous avons bavardé comme nous aimons à le faire. Et - autre surprise: à une table, avec un groupe de filles, il y avait Nikita! Elle... Je l’ai longuement regardée. Elle était de dos, ses longs cheveux attachés en queue de cheval. Je disais à Bernie:
-Regarde!
-
Je pensais au passé, comme elle était belle de coeur et d’allure quand nous étions ensemble.
Plus tard Nikita m’a vu. Nous avons parlé un peu. Sans colère, avec douceur. Nous avons parlé de banalités mais c’était si important de se parler. Puis elle est partie faire une ballade avec son groupe. Il venait de neiger en ce début septembre. Je suis allé dans une petite épicerie. Je voulais m’acheter un flacon de 2 dcl. de vin rouge pour me réchauffer.
Dans l’épicerie deux hommes vont pour sortir. Au passage et sans raison l’un d’eux me provoque et donne un coup dans ma jambe. Il me regarde avec arrogance et provocation. Il s’attend à quoi? A ce que je me soumette ou montre de la peur? Je ne me soumets pas, je n’ai pas peur. Je prends ses poignets, je le regarde en face, et lui dis:
-Tu ne fais pas ça! Ne recommence pas.
-
-Sinon quoi? provoque-t-il encore.
-
Je n’ajoute rien mais soutiens le regard.
-Je n’ai pas envie de me battre, mais ne recommence pas.
-
Le défi des regards continue. Soudain il veut me donner un coup de boule. Plus rapide, j’esquive. Après un moment je relâche ses poignets. Il n’insiste pas et s’en va.
De retour vers la cantine il y a de l’animation. Un épais nuage avait craché de la neige et les gens se regroupaient. De la musique venait de la cantine, une bossa-nova. J’y suis allé. Nikita faisait quelques pas de danse. Puis elle s’est arrêtée. Elle m’a regardé, est venue vers moi et m’a invité à danser avec sa gentillesse habituelle. Nous avons dansé un moment, en parlant de nous, un peu, sans rien forcer.
Après elle m’a invité dans la chambre qu’elle louait aussi. Une chambre très petite mais elle aimait le poster mural figurant un coucher de soleil sur la mer. Nous nous sommes installés sur son lit, elle voulait me montrer quelque chose. Elle a posé son dos sur mon thorax, de quart, et j’ai mis un bras sur son épaule. Elle me montrait un livre proposant des thèmes de réflexion et d’auto-analyse. Elle me disait sur quoi elle travaillait, où elle en était en elle.
Alors, cela: où elle en était en elle, cela que j’avais tant désiré, attendu et provoqué quand nous étions ensemble, c’était enfin arrivé, c’était là, comme un cadeau simple, un partage doux et intime.
Mon rêve s’est arrêté. Je me suis réveillé. Il était 4h30, j’avais peu dormi, mais j’étais apaisé.
Pourquoi mettre sur ce site de combat quelque chose d’aussi personnel et intime? Pour quatre raisons:
Je ne peux communiquer directement ce rêve à Nikita. Elle ne le lirait pas ou le prendrait mal. J’ai tant souffert de la séparation que j’ai tout fait pour la mettre le plus loin possible de moi, pour qu’elle me déteste peut-être. Au moins comme cela il y avait une raison à ne plus être ensemble. Et puis, comment lui dire qu’elle est toujours dans mon coeur après tant d’années? Mettre ce rêve ici, c’est laisser faire la vie, laisser ouverte l’opportunité qu’elle le lise peut-être un jour.
J’ai besoin que ce rêve existe quelque part en-dehors de ma seule mémoire, cela lui donne de la force et m’incite à réfléchir à ceci: pourquoi garder une colère contre Nikita? Garder seulement les souvenirs d’un très grand amour, et de tous les bonheurs vécus ensemble pendant 7 ans, est peut-être préférable. J’y songe. Peut-être elle aussi parviendra-t-elle à me pardonner de l’avoir blessée avec mon insistance à la provoquer, la provoquer pour qu’elle me parle plus d’elle. Ce qui a produit exactement le contraire! Je nous ai piégés dans ce mécanisme, que j’ai vu plus tard et dont la conscience m’a amené à changer mes manières et attitudes. C’était trop tard pour elle, elle n’y croyait plus. Pour moi, rapide en surface et lent en profondeur, c’était mon timing.
Depuis plusieurs semaines, je me réveille avec une profonde tristesse de nous. J’accepte cette tristesse. Ma colère contre Nikita retombe, je peux enfin lui pardonner. Je ne suis pas certain pour autant de pouvoir construire une amitié avec elle - si elle le voulait: j’étais trop investi dans notre relation pour cela. M’investir moins me paraît impossible et dérisoire. Et puis, quelle garantie aurais-je qu’elle ne me mente pas encore, qu’elle assume les face-à-face nécessaires, qu’elle me parle vraiment d’elle? Pourrait-elle renoncer à sa posture de déni? Poser ce rêve ici, c’est assumer ma tristesse et aller de l’avant avec. C’est la vie qui va: être blessé 10 fois, tomber 10 fois n’est pas important; mais se relever 10 fois après être tombé, se remettre debout face à la vie, c’est là la force de l’humain.
Il y a peut-être un lien avec mon affaire. Ma relation de 18 mois avec l’accusatrice a été perturbée par mon passé affectif avec Nikita. J’ai pris du recul à un moment de notre relation car je n’arrivais plus à assumer, l’accusatrice (Grenouille dans mon livre) en a été blessée et déstabilisée. J’ai pourtant joué le jeu sincèrement, et j’ai alors fait un jeûne de 16 jours pour diminuer cette tension en moi. Et puis, après la séparation d’avec Grenouille, à l’été 2000, un ami commun, Stéf, est venu un jour chez moi pour jouer du djembé ensemble. Malgré un engagement que nous avions pris, Grenouille avait rompu pour un autre homme. Mais cela n’avait pas marché. Stéf m’a demandé: “Si Grenouille revenait avec toi, serais-tu d’accord?” J’ai répondu: “Nikita peut revenir, Grenouille jamais!” Après la légèreté avec laquelle elle avait jeté notre relation, je n’étais pas prêt à recommencer! Je pense que c’était le souhait de Grenouille de revenir, et qu’elle a été frustrée de ma réponse que Stéf lui a vraisemblablement communiquée. D’ailleurs, peut.-être agissait-il à sa demande.
Donc, en résumé: désaccord financier avec moi (voir le résumé de l’affaire), échec aux Prudhommes, échec de sa nouvelle relation, sentiment d’être moins importante que Nikita qu’elle n’avait au fond pas pu remplacer, sentiment peut-être d’avoir tout perdu à trop vouloir le beurre et l’argent du beurre, possible certitude que les femmes qui accusent faussement ne risquent rien comme le démontrent les décisions de justice. Voilà quelques ingrédients qui entrent en compte dans la décision de Grenouille de déposer cette accusation contre moi. Peut-être reprenait-elle ainsi existence et valeur à ses yeux. Je lui avais dit que j’appréciais chez elle sa franchise et son répondant, que je n’avais pas toujours trouvé chez Nikita. Cet aspect a été confirmé par une de ses affirmations en audience d’instruction: “Il me disait que j’étais bien mieux que Nikita!”. A-t-elle pensé qu’à mes yeux elle avait plus de valeur? S’est-elle ensuite réellement sentie manipulée quand elle a su que je pourrais recommencer avec Nikita mais pas avec elle? C’est une piste possible.
Mais cela n’explique pas les contradictions précises qu’elle a mis dans sa plainte et qu’ensuite elle a du démentir. Bien sûr, en ajoutant le différent financier (que pourtant même son avocate n’a pas contesté), je devenais le salaud. Plus sa détresse d’une relation qui foire, etc, le tout amalgamé lui a peut-être faire perdre les pédales. Mais cela n’explique quand-même pas tout.
Après, peut-être qu’elle n’a plus pu reculer, d’autant moins qu’elle avait emmené du monde dans son affaire. Ou bien elle est vraiment devenue borderline en mélangeant stupéfiants, médicaments et alcool comme cela a été démontré pendant l’instruction de l’affaire.
Car avant, pour moi, elle ne l’était pas.
Juillet 07: nouveau projet d’accord avorté!
En avril, mon avocat m’a demandé si j’accepterais une médiation pénale pour terminer l’affaire. Il faisait valoir que j’avais déjà été assez épuisé par 5 ans d’instruction, et que cela éviterait des années supplémentaires si l’on comptait les recours. La médiation pénale consiste en un accord où les deux parties reconnaissent qu’il y a eu un malentendu de couple. Un juge pénal entérine l’accord et l’affaire est classée. J’étais d’accord, pour raccourcir les choses, et parce qu’un tel accord montrait aussi mon innocence: un malentendu, qui plus est partagé, n’est pas un crime. En mai, mon avocat me faisait savoir qu’elle acceptait l’idée de cet accord, tout en demandant si j’allais lui rembourser les 1’000.- CHF que j’étais supposé lui devoir!
On revenait à la case départ, à ce qui a motivé sa rage, 1’000.- CHF que je lui devais mais qui compensaient 1’020.- CHF qu’elle me devait pour le travail. C’était bien une question d’argent. La page Preuves l’a déjà démontré. J’ai refusé, sachant qu’il serait trop difficile d’obtenir le remboursement des 1’020.- CHF vu le délai passé.
Le temps passe, et en juillet 07 je reçois ce courriel de mon avocat:

L’accusatrice ne veut pas d’accord neutre, elle veut des excuses.
Des excuses!... L’hôpital qui se moque de la charité! C’était bien évidemment exclus, cela eût été comme reconnaître une faute et perdre le procès sans y aller. Et puis, des excuses pour un prétendu viol (je rappelle que nous avions une relation de 18 mois, je rappelle ses lettres qui figurent aussi dans la page Preuves), cela faisait soudain décalé.
Juste des excuses pour un prétendu abus? Allons, ce n’est pas sérieux, pas après 5 ans d’instruction.
Et surtout, c’est à elle de me présenter des excuses! Elle a joué avec ma vie, m’a sali pour le restant de mes jours, et je devrais lui dire: excuse-moi? Je rêve...
Ajouté à cela une justice qui dysfonctionne, qui n’analyse pas les détails du dossier, tout cela est allé bien trop loin.
Et au point où j’en suis, je préfère un procès pour être moi-même enfin entendu, même si un acquittement détruira peut-être quand même ma carrière. Car dans ce domaine, “Pas de fumée sans feu” fait toujours des dégâts dans les esprits imbéciles, qui sont hélas nombreux. Les dégâts sont déjà effectifs dans ma vie professionnelle et personnelle, car elle a bien entretenu la rumeur.