Histoire d’une fausse accusation

Affaire Garbani

Affaire Garbani: le droit de rêver...



27 avril 2008: Madame Valérie Garbani a été réélue au gouvernement neuchâtelois. Soit.

Que va-t-il se passer maintenant?


L’expérience redoutable que j’ai faite, celle d’une fausse accusation, me motive à m’impliquer et à me positionner clairement sur une affaire comme celle-ci. Et vous comprendrez que le discours victimaire m’insupporte, particulièrement dans cette occurrence où sans aucune preuve un homme est encore une fois mis en cause et traité d’agresseur. La répétition en boucle de la litanie “femme victime - homme salaud” est une pratique désastreuse et injuste qu’il faut dénoncer sans relâche si l’on veut un peu plus de justice et de meilleures relations hommes-femmes.


Le plus choquant est le sort de son ex-compagnon, livré à un lynchage médiatique en creux - car bien que son nom ne soit pas cité, il est connu dans sa région. Et certains journalistes participent à ce lynchage sans respect de leur déontologie, nous rappelant d’autres époques que l’on aimerait voir révolues.


Madame Garbani a certes légèrement rectifié le tir dans une interwiew au Matin du 30 avril. Un peu tard, car le mal est fait pour son ex-compagnon. Sa description des faits est par ailleurs fort peut détaillée: “C’était une période où j’étais impossible à vivre”. L’ex-compagnon qui l’aurait frappée une fois n’est pas celui chez qui elle a commis un harcèlement et injurié des policiers. On sait que celui-ci a dû appeler la police pour qu’elle parte de chez lui, et qu’il a déposé une plainte contre elle (qu’il a ensuite retirée), on se pose bien des questions sur la nature violente de la dame. Et sur la sincérité et l’honnêteté intellectuelle. Car au final, l’épisode de “violence domestique” mis en avant au tout début pour se présenter en victime ne serait qu’incident de parcours. Si le compagnon incriminé a vraiment frappé une fois “parce qu’il était malheureux de me voir sombrer dans l’autodestruction”, n’était-ce pas pour la réveiller moralement? Et jusqu’où l’a-t-elle poussé pour qu’il le fasse - si cela est vrai? Et quel a été le geste précis? Quelle a été l’intention et le contexte? Quelle a été l’interprétation?Et quels ont été ses gestes et paroles à elle, dans l’état où elle était et connaissant par la presse la violence dont elle est capable? S’est-il défendu d’elle? Elle dit avoir aussi déposé une plainte qu’elle a aussi retiré. Guerre de couple par justice interposée? Dans la confusion de ses déclarations, rien n’est clair et prenable.


Le Matin du 1er mai en rajoute: on peut lire les détails d’une soirée où elle a insulté toutes les personnes présentes, puis les policiers, avant d’être finalement emmenée grâce à la plainte déposée sur place l’ancien compagnon chez qui elle faisait un scandale. Selon le journal, Madame Garbani “s’incruste et s’obstine dans son comportement agressif”. Pas vraiment le comportement d’une victime mais bien celui d’une agresseure.

Deux journalistes ont eu le courage d’aller à contre-courant dans cette affaire: Eric Felley, de l’Hebdo, qui a révélé le comportement agressif de Madame Garbani, et Marie-Hélène Miauton, du Temps, qui a osé écrire une chronique sans complaisance et remettre en question la thèse officlelle de la violence conjugale.


Ils ont osé réfléchir, garder raison et vérifier certaines informations.



En fin d’article on peut lire: “Est-ce par peur de rejoindre son nouveau compagnon qui la frappait?”. On présente celui-ci à nouveau comme un homme violent qui la bat habituellement. Mais pourquoi écrire cela? C’est le contraire de ce qu’elle déclare elle-même la veille: “Ce n’est pas un violent”, “Je n’ai pas vécu de violence domestique au quotidien, “Ce sont des événements accidentels”, “Il a eu cette réaction parce qu’il était malheureux de me voir sombrer dans l’autodestruction”, “C’était une période où je n’étais pas facile à vivre”. Pas facile à vivre? Quand on lit le descriptif de la soirée ci-dessus, c’est un euphémisme... S’il y a eu violence, il semble établi qu’elle en est co-responsable, voire qu’elle l’a poussé à bout, voire qu’il s’est peut-être défendu.


En tous les cas, on comprend qu’elle ait publiquement refusé d’être une icône des femmes battues...

Elle aurait dû faire ces rectifications avant l’élection, afin que nous soyons certains qu’elle n’a pas voulu surfer sur un vote émotionnel en faveur d’une victime autoproclammée et supposée telle...

Car maintenant, la suspicion à son encontre accompagnera longtemps la nausée que donnent ses déclarations.



Récapitulons ce que l'on sait par la presse et qui n'a pas été démenti:


  1. elle a insulté des policiers municipaux sous l'emprise de l'alcool (2‰!);

  2. ce n'est apparemment pas la première fois; elle reconnaît avoir sombré dans l’autodestruction (Le Matin du 30 avril);

  3. elle s'est défendue en parlant de ses problèmes personnels, dont une supposée violence conjugale et la prise de

  4. médicaments;

  5. elle reconnaît être co-responsable de cette supposée violence conjugale; elle y a donc participé ou l'a instillée;

  6. un autre ex-compagnon a dû même appeler la police pour qu'elle quitte son domicile.



De cela on peut penser:


  1. que Madame Garbani est violente en particulier sous l'emprise de l'alcool;

  2. qu'en tant que membre du gouvernement elle ne respecte pas les représentants de l'autorité et les injurie, ce qui me

  3. semble-t-il est pénal;

  4. qu'elle charge un ex-compagnon sans fournir de preuves; ce compagnon est donc comme accusé publiquement; sans

  5. preuves, ce qu'elle dit de lui est tout simplement une fausse accusation et de la diffamation, en plus d’un lynchage et

  6. d’une déclaration d’irresponsabilité personnelle; tant que cela ne sera pas prouvé ce ne sera pas vrai: je changerai ce

  7. paragraphe quand la preuve sera établie ou quand son ex-compagnon aura fait des aveux;

  8. qu'elle a ouvertement harcelé un ex-compagnon et a pris une posture violente vis-à-vis de lui, puisqu'il a dû appeler la

  9. police contre elle  ce qui est pourtant rare pour un homme) et déposer une plainte.



Conclusion:


  1. la population est en droit d'attendre que Madame Garbani soit jugée pour les injures envers les policiers;

  2. qu'elle soit poursuivie d'office pour les faits de violence conjugale dont elle se déclare elle-même co-responsable;

  3. c'est la loi suisse, il n'y a aucune raison pour qu'elle ne s'applique qu'aux hommes;

  4. si elle ne peut prouver ses allégations elle doit être poursuivie pour dénonciation calomnieuse;

  5. on peut parfois constater ce type de comportement chez les personnalités mal définies, pour qui la  posture victimaire

  6. peut être un outil de manipulation;

  7. on sait aussi que le mélange d’antidépresseurs et d’alcool peut produire une altération dans l’appréciation de la  réalité;

  8. la vraie victime n'est peut-être pas celle que l'on croit...

  9. On ose espérer que le lynchage de l’ex-compagnon va cesser et qu’il recevra des excuses de la part de certains journalistes pour qui sa culpabilité ne faisait aucun doute. On a le droit de rêver...



Mais...


Y aura-t-il un juge assez courageux pour appliquer la loi et la poursuivre d'office?


Pourrait-on entendre la version de l'ex-compagnon supposé “frappeur” qui a probablement vécu dans un enfer avec une femme violente sous l'emprise de l'alcool, jusqu’à ce qu’il se sépare d’elle?


Les féministes bêlantes pourraient-elles mieux choisir leur icônes, Madame Garbani n'étant visiblement pas la victime qu'elle prétend être? Et ces mêmes féministes bêlantes et communautaristes pourraient-elles un jour défendre les hommes battus et/ou accusés faussement?


Les journalistes qui réécrivent en boucle l”information” sur la supposée violence conjugale ont-ils vérifié? Ont-ils des preuves? Ils accusent et condamnent implicitement un ex-compagnon de Madame Garbani, mais connaissent-ils la notion de présomption d’innocence? Se rendent-ils compte de l’extrême danger pour la démocratie à fonctionner ainsi sans rien vérifier? Savent-ils qu’ils sont peut-être complices de diffamation?


Comment peuvent-ils écrire cela avec autant de facilité, comme si c’était une évidence acquise qu’il n’y a même pas lieu de questionner?


Se rendent-ils compte, ces journalistes, que le thème de la violence conjugale est une arme de destruction massive contre les hommes?


Savent-ils que les fausses accusations contre les hommes sont devenues un système soutenu par le féminisme radical et par certains avocats?


Cessera-t-on un jour de criminaliser systématiquement les hommes et de croire a priori et sans vérification les accusations portée contre eux? Et ces femmes qui accusent - et qui heureusement ne sont qu’une petite minorité parmi l’ensemble des femmes - cesseront-elles un jour de jouer aux victimes irresponsables? Cesseront-elles de manipuler l'opinion sur ce thème utilisé trop souvent abusivement de la violence conjugale?


Cessera-t-on un jour de lire dans la presse qu’une femme a été élue en étant soutenue par les femmes parce qu’elle est une femme? Vote-t-on pour des compétences ou pour un genre contre l’autre? Veut-on pousser les hommes à biffer systématiquement les femmes figurant sur leur bulletin de vote?


La presse parlera-t-elle un jour abondamment des vrais chiffres de la violence conjugale (environ 3% et non pas 10%, 20%, 30% comme on l’entend ici et là) et de l'importance des violences subies par les hommes (1,7% à 3%)?


Les hommes cesseront-ils un jour de se sentir coupables vis-à-vis des femmes? Aura-t-on une véritable égalité réciproque?


Aura-t-on un jour une justice équitable et non une justice de genre à 2 vitesses?


Peut-on espérer qu’il n’y aura pas de blackout, pas d’étouffoir sur cette affaire?


On a le droit de rêver, non?



De tout cela il subsiste un malaise: le thème de la violence conjugale n’aurait-il été utilisé que comme un leurre pour dévier le débat, noyer le poisson, et passer du statut d’agresseure (peu enviable) à celui de victime (plus rentable)? La lecture d’une partie de la presse donne ce sentiment. Madame Garbani ne devrait-elle pas démissionner?





PS: Anecdote vécue, ou: chronique de l’inceste féminin ordinaire banalisé.


Invité à un mariage il y a quelques temps, j’écoutais les discussions d’un petit groupe. Une femme d’une quarantaine d’année parlait de son fils de 19 ans, présent à ses côtés. Elle dit avec un sourire minaudant et satisfait:


  1. -“C’est bon le matin de me glisser dans son lit et de me serrer contre lui”.


  2. Le fils ne dément pas, au contraire: il sourit avec une sorte de fierté.


  3. J’interviens:


  4. - “Si un homme avait dit cela en parlant de sa fille, la police serait déjà là et l’embarquerait en prison”.



  5. Les personnes présentes font une moue gênée, mais sans plus. Et changent de sujet. On n’ose plus mettre en cause le comportement d’une femme quand il est abusif. Les genres ne sont plus égaux devant la loi.



Voilà comment une mère va perturber la vie affective de son fils et son image de la femme, comment elle l’empêche de poser les limites relationnelles nécessaires, juste pour satisfaire ses propres besoins narcissiques.


 

John Goetelen